Hello, De retour, enfin ! ;-)
Mariage oblige j'étais fort occupé!
Par ailleurs nous avons profité des dernières semaines pour rendre visite à nos amis, et ce n'est pas fini ;op
Quoi qu'il en soit j'essaierai autant que faire se peut de poster un article par semaine. J'ai quelques articles dans mes cartons, aujourd'hui je parle un peu à nouveau de l'A380.
J'écrivais il y a quelques temps que l'avenir de ce bel oiseau pourrait s'avérer incertain, les derniers événements me donnent en partie raison.
S'il est vrai que le pari technologique aéronautique est indéniable, les soucis rencontrés concernant l'équipement intérieur de l'avion laissent présager des retards importants pour la mise en production de l' appareil.
Je trouve dommage que ces difficultés éclipsent le principal, à savoir le transport à moindre coût d'un grand nombre de passager. N'aurait-il pas fallu dire non aux compagnies voulant truffer l'avion de divers écrans plasmas et de lecteurs DVD en tout genre ? Un tel choix aurait certes permis la livraison rapide de l'appareil aux compagnies, mais d'un autre côté les exigences actuelles en termes de marketing et de services proposés à la clientèle des compagnies sont tels que c'est paradoxalement ce qui vaut à l'A380 son retard de production qui est à l'origine de son succès commercial.
En vendant un appareil plus pour ses qualités d'équipements (piscine, bars, salles de jeu ....) que pour ses qualités aérodynamique et d'emport (faible consommation par passager, bon rendement aérodynamique, robustesse et fiabilité des systèmes), Airbus à certes réussi à vendre son appareil, mais à quel prix?
Des pénalités sont encourues pour non respect des délais de livraison, des annulations d'option peut être ... très certainement des commandes futures qui ne seront pas passées.
Néanmoins le tableau n'est pas si noir qu'il n'y paraît: la restructuration récente du groupe laisse présager un redressement de la ligne de conduite, plus de transparence vis à vis des compagnies, et surtout une communication visant à regagner la confiance des de ces même clients. Pour l'heure la recette à l'air de fonctionner.
Airbus s'est maintenu devant Boeing cette année, le raté de l'A350 (devenu aujourd'hui l'A370) et les écueils rencontrés sur l'équipement de l'A380 risquent fort d'entamer les parts de marché future d'Airbus ...
Airbus a toujours cru en l'avenir, en l'innovation technologique. Boeing jamais. Jamais jusqu'à ce jour d'avril 2005 ou l'A380 s'est envolé de Toulouse. C'est depuis cette date que Boeing a compris qu'il fallait non plus répondre aux attaques commerciales innovantes d'Airbus par la modification des cellules de sa gamme d'appareil pour en faire soit disant de nouveaux (ajout d'un morceau de fuselage par ci, modification d'un aileron par là, ...), mais par l'élaboration d'un nouvel appareil (le Dreamliner).
Et ironie du sort, c'est alors Airbus qui a décidé de modifier sa gamme existante pour concevoir un A350 à la va vite ... avant que finalement la raison l'emporte à nouveau (A370).
L'avenir de la gamme Airbus réside dans la capacité du groupe à innover, mais est-ce encore possible dans un monde où la rentabilité est reine? Il y a trente ans Airbus avait droit à l'erreur. Aujourd'hui la réussite est une obligation ...
1 commentaire:
Les derniers événements qui se produisent autour du projet A380 prouvent bien que le pari commercial de ce grand oiseau n'est pas gagné !
Airbus vient d'annoncer que le seuil de rentabilité du projet est revu à la hausse, supérieur à 400 appareils (pour rappel, à l'origine du projet, environ 250 ventes auraient suffit pour rentabiliser les investissmements).
Désormais il faut attendre, en espérant que les stratégies de réorganisation de la société soient payantes, et permettent de redresser la barre afin que l'on puisse emprunter un Airbus en exploitation commerciale avant la fin de l'année prochaine.
Affaire à suivre donc ....
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